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Ena MIFUNE et Noriko KOZAWA
Peintures (Ena MIFUNE), installations (Noriko KOZAWA)
du 9 au 31 août 2007 de 12h à 20h du lundi au vendredi, samedi jusqu'à 18h30
(fermé le samedi 11 août)
Vernissage : jeudi 9 août 2007 de 17h30 à 20h
KOZAWA Noriko
Il y a quelques années, j'ai travaillé dans une entreprise de fruits. C'était la période d'«OSEIBO» au Japon, là où on offre beaucoup de choses.
A ce moment là, je me suis aperçue que j'adorais vraiment ce travail. Il s'agissait de protéger les fruits, un par un, avec une éponge. J'accomplissais mon travail avec plaisir, et jour après jour, avec une certaine habileté. Lorsque j'ai imaginé mon œuvre de «pince à linge», j' ai beaucoup pensé à cette expérience. C'est comme un travail à la chaîne, que je réaliser inlassablement, depuis maintenant 7ans.
A l'aide de pince à linge, je fabrique à l'infini des petit êtres vivants, pour qu' il y en ait le plus possible.
Je prends plaisir à voir ces êtres vivants se multiplier, je me sens privilégiée, comme étant le seul témoin de leur reproduction.
Le plus important pour moi lorsque je fabrique mes oeuvres, c'est d'y prendre du plaisir. Si je ne m'amuse pas, je ne peux pas réaliser les choses aussi belles que je l'aurais souhaité. Ainsi lorsque le public regarde mes œuvres, je voudrais qu'il puisse rentrer dans l'état d' esprit dans lequel j'étais en les réalisant.
MIFUNE Ena
Une chaude journée d'août, des nuages qui flottent dans le ciel. Un sentier qui serpente dans la montagne. Des bulles qui montent dans un verre rempli de soda. On regarde cela d'un œil distrait. Sans fixer son regard, on suit le mouvement du coin de l'œil. C'est ainsi qu'on finit égaré dans un lieu inconnu.
Là, toute chose perd son identité et flotte comme désemparée. Infime interstice entre deux mondes, entre rien et presque rien.
Ce qu'on rencontre ici, c'est une poignée d'impressions, ou bien un morceau de sucre. Stupéfaite, je regarde seulement les choses passer et disparaître, sans faire effort pour les retenir.
Ou bien encore supposons une incertitude que tout le monde peut à sa guise faire sienne puis abandonner. Dans ce cas, ce que j'ai devant les yeux, c'est peut-être de l'eau sucrée au goût exquis. Une saveur douce qui existe par miracle en ce monde, pourrait-on dire.
