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Michel ENFROY «URBANISME ET PAYSAGE MINIMALISTE»
50 photographies noir et blanc sur papier baryté
Photographies
Exposition du 22 au 3 février 2007 de 12h30 à 20h, samedi jusqu'à 18h30
Vernissage : lundi 22 janvier de 17h30 à 20h
le photographe sera également présent le samedi 27 janvier après-midi
Quand je dois réunir des photos pour une exposition, je suis toujours confronté à la question de la cohérence de mon travail. Je photographie comme un touriste qui déambule et rencontre subitement une image intéressante. Mon mode opératoire est l'intuition. De fait, j'ai toutes sortes de photos, en apparence de diverses inspirations.
Je suis photographe dans la mesure où toutes ces images ont un sens commun.
Contrairement à la plupart des gens, je pense qu'une photo prend de l'intérêt avec le temps. C'est un témoignage, l'enregistrement de l'état d'esprit d'une époque dans un monde en perpétuel mouvement. C'est un procédé qui révèle ou restitue la vérité. Mon regard sur l'image est méditatif.
Lorsque je regarde l'image, je m'intéresse à son contexte, à la tranche de temps qui l'héberge.
J'essaie de la pénétrer jusqu'aux détails que l'objectif de l'appareil a capturé avec peine.
Lorsque je prends une photo, c'est avec cette scrutation.
Ma photographie s'inscrit donc dans la durée et la sincérité. Je ne souhaite pas enjoliver l'image par des effets, tant à la prise de vue qu'au traitement, limité chez moi au seul agrandisseur et aux bains de chimie. C'est d'abord un travail personnel, comme un journal. Lorsque je regarde mes anciennes photos, elles prennent alors leur sens, par la distance qui les sépare de la prise de vue. Je retrouve l'émotion passée, mais cette fois elle est captive et offerte.
Chaque ville a son caractère. Les bâtiments, l'organisation des rues, l'atmosphère évoquent parfois immédiatement un lieu et sa culture. J'aime cela et j'ai envie de garder ce sentiment.
Le paysage qui aujourd'hui m'interpelle s'oppose à la ville dense, riche et complexe. C'est un paysage simplifié, nu, minimal. Il est comme une ouverture, une porte à franchir que le regard est libre de traverser.
Il n'y a pas de différences entre voir la ville ou bien le paysage.
C'est le même sujet - l'environnement - qui s'apprécie avec la même uniformité de moyens.
L'opposition et la complémentarité des deux parties de cette exposition visent à conduire l'attention vers un regard plus profond qui dépasse la scène photographiée. Je m'efforce d'éviter l'habitude et l'assurance que confère la forte implication de l'homme dans l'environnement visuel.
Lorsque je prends le temps d'observer en laissant vagabonder mes sentiments, j'éprouve finalement un mélange d'étonnement teinté d'un relent d'étrangeté.
Michel ENFROY
- Né à Paris le 14 mai 1961.
- Fais ma première photo vers l'age de 10 ans. Autant dire que j'ai toujours eu un appareil photo avec moi.
- Débute sérieusement la photographie en 1994, lorsque je commence à tirer moi même le noir et blanc.
- Utilise principalement les formats 6x7, 6x9 et le format panoramique 24x58mm en noir et blanc.
Principales expositions
- Exposition «Naissance d'un photographe» du 21 au 27 octobre 1995, salle Toulouse Lautrec, Vélizy Villacoublay. Exposition réalisée avec le concourt du Photo Club de Vélizy et la ville de Vélizy.
- Exposition «Regard sur une décennie» du 18 mai 2005 au 27 mai 2005 à la galerie KITANO, Kyoto Japon.
