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4 (Ven) et 5 (Sam) Juin à 20h30
Gyohei ZAITSU
''Toilettes pour Tous'' (1ère édition)
'' Il reste encore des mystères aux toilettes...''
Mise en scène : Gyohei Zaitsu
Danse: Christophe Malvault, Gaëlle Gambier, Morgane Hemmerlin,
Gaëtan Sataghen, Cléo Laigret, Maki Watanabe, Gyohei Zaitsu
Lumière: Margot Olliveaux
Costume: Yuni Hong
Remerciements :
Michel Cohen, Marguerite Papazoglou, Damien Perrollaz, Véro,
Sandrine Romet-Lemonne.
''Toilettes pour Tous'' est un nouveau projet de l'année
2010. Chaque participant
est invité à préparer son passage dans l'espace scènique avec
la cuvette de toilettes. C'est un lieu éphémère de l'expérimentation
scènique.
Pour cette 1ère édition particulièrement, je m'occupe de la
mise en scène globale de la soirée par rapport à ce festival.
Pour les autres éditions, la programmation sera plus ouverte.
J'ai l'intention d'organiser cette soirée environ une fois
par mois. Si vous souhaitez
y participer, veuillez bien me contacter. Toutes sortes de
proposition de tous les
genres seront bienvenues.
Gyohei Zaitsu (danseur butô, responsable du projet)
gzaitsu@hotmail.com
tel: 06 84 90 74 87
INFO
Stages de Gyohei Zaitsu

8 (Mar) et 9 (Mer) Juin à 20h30
Magy GANIKO
"Une goutte d'eau flotte dans l' eau"
Danse: Magy Ganiko
Hurlements poétiques: Bruno Jouhet
Musique et lutherie sauvage: Philippe Desclais, Sthéphanie
Briand
Violong: Jean-Michel Susini
Installation: Philippe Desclais
Une GoutTe d’eAU flOtte dans la mEr. INfiNie, eLLe ne coNNait
ni le TemPs Ni l’eSpAcE. Des êtrEs iNNomBraBles et InVisiBLes
haBITent enTre ses PliS.
MoN cOrPs est coMMe uNe GouTtE d’EAu qUi floTTe danS l’océAN
de l’unIVers, Qui VoYaGe en reMontant les ondULAtions de là
ViE et de Là mORt.
ELLE (la gOUtte) pleUT des poéSIES ; eLLe (la gouTTe) est
oRAGE de RêVeS ; EllE (la GoutTe) est Un cHanT ToURmeNTé.
ElLe est ellE et ne ReSSemBle à aUcUne auTRe (la GOUttE).
11 (Ven) et 12 (Sam) Juin à 20h30
Moeno Wakamatsu
Lê Quan Ninh (percussion)
"En traversant la rivière Sanzu"
Durée : 45mn
Il a fleuri dans une contrée aride et se dissout, rongé par
les flots dans les eaux de la rivière Sanzu. Roulé, malaxé
par les vagues, il rêvait d'obscurité et il rêvait de lumière,
traversant la rivière Sanzu.
[Il existe une croyance Bouddhiste selon laquelle, après la
mort, les trépassés doivent traverser la rivière Sanzu (Sanzu
= les trois gués) située sur le mont Osore, une région désolée
et lointaine au nord du Japon. Il y a trois passages: Un pont,
un gué, et une place où l'eau est infestée de serpents.]
"HIRUKO" (enfant-sangsue)
Durée: 20mn
(le 11 juin)
"AWASHIMA" (île-blafarde)
Durée: 20mn
(le 12 juin)

du 14 (Lun) au 19(Sam) à 20h30
Butô Clip, Butô Salon, Vidéo projection, Atelier
" FESTIVAL BUTO, programme
spéciale 10e anniversaire" 
17 (Jeu), 18 (Ven) et 19 ( Sam)
Juin à 20h30
Masaki IWANA ・NANAMI Kohshou
" Adagio pour quatre saisons"
Lumière: Margot Olliveaux
Une étrange émotion d'attente ou d'angoisse se crée lorsqu'un
changement se produit, qu'un mouvement apparaît dans notre
paysage. Le temps renoué par des émotions contradictoires
apporte une richesse de vie incomparable.
La fleur qui devient elle-même ou qui se change en fruit exprime
au moment du changement mille fois plus que lorsqu'elle est
simplement fleur. Les saisons de même produisent en nous un
complexe d'émotions plus intense au moment de changer.
Cette danse est portée par l'idée personnelle des deux danseurs
sur les saisons, chaque partie formant une saison et l'ensemble
les quatre saisons. Dans ce spectacle des émotions opposées
exprimées telles quelles cohabitent pour lui donner une profondeur
inouïe. Faut-il préciser que ce qui importe le plus, ce n'est
pas les muscles, les apparences, mais les os et le sang. Suivez
le voyage de transformation sans mensonges des danseurs qui
se déroule avec simplicité devant vous.

En hommage à Kazuo OHNO
22 ( Mar) et 23 ( Mer) Juin à 20h30
Atsushi TAKENOUCHI
"MI-HITOTSU"
RIEN QU’AVEC LE CORPS solo
Offrande à Arthur RIMBAUD
Danse Atsushi TAKENOUCHI
Musique Hiroko KOMIYA et Antoine LETELLIER
Récitants (enregistrés) : André SARFATI et Mariette BARRET
Merci à toi Rimbaud, toi le voyant de tous les délires –
folie, chaos, beauté ! Reconnaissance à toi qui as implanté
en moi, dans le subconscient de mes seize ans, le don d’être
prêt à tout risquer à la vie, à la mort « rien qu’avec son
corps ».
RIEN QU’AVEC LE CORPS, cette injonction qui n’a cessé de
nourrir ma vie et ma danse jusqu’ici – j’approche des cinquante
ans – , j’aimerais la danser pour toi aujourd’hui sur cette
scène qui, en quelque sorte, est un précipité de vie où mon
âme dansera en poursuivant la tienne…
L’an dernier, à l’occasion d’un retour au Japon, j’ai
retrouvé chez moi, au fond d’une vieille boîte, un recueil
de poèmes de Rimbaud – incluant Le Bateau ivre - que je dévorais
du temps de mes seize ans. Rimbaud, le voyant de tous les
délires – folie, chaos, beauté -, fut celui qui un jour dit
adieu à la poésie pour se lancer à l’aventure, seul avec son
corps dans des contrées lointaines, celui dont la vie devait
s’achever à trente-sept ans !
A la vue de ce recueil qui m’était complètement sorti de l’esprit
, j’ai aussitôt été ramené à mon passé, à toute la mémoire
de cette époque-là de ma rencontre avec la danse butô qui
me semblait être justement une « mise en corps » alchimique
des mêmes délires de folie, chaos et beauté…
Dès lors et ce pendant vingt ans, j’ai dansé des centaines
de fois au Japon, exécutant mes improvisations Jinen en pleine
nature ou sur des ruines, dans des temples ou des sanctuaires,
des écoles ou des institutions pour handicapés , en tout dans
600 lieux divers.. . Et puis, à l’âge de trente-sept ans,
j’ai tout arrêté pour prendre le large, m’aventurer vers d’autres
rives et c’est ainsi que je me suis mis à danser en France
et en Europe notamment. En y repensant à présent, trente-sept
ans prend une résonance singulière : c’est à cet âge que Rimbaud
est amputé de sa jambe droite et meurt peu après à Marseille,
à cet âge aussi que je débarque pour la première fois dans
cette Europe qui l’a vu naître !
Si la figure emblématique de Rimbaud ne s’était pas trouvée
profondément enfouie dans mon subconscient, qui sait si, faible
et asthmatique comme je l’étais alors, j’aurais eu la force
de quitter le Japon « seul avec mon corps » pour courir l’aventure
hasardeuse de la danse butô sur des terres inconnues !
Le fait que Rimbaud ait soudain cessé d’écrire pour devenir
un aventurier errant au Moyen Orient et en Afrique a suscité
bien des légendes. Quant à moi, je me dis que peut-être il
a choisi de faire de la vie réelle un « corps- poème » , peut-être
choisi de danser sur la scène du réel de tout son corps quitte
à en perdre une jambe, jusqu’au bout, quitte à en perdre la
vie ...
Etre prêt à tout risquer rien qu’avec son corps, comme l’a
fait Rimbaud, n’est-ce pas cela justement le butô ?

25 (VEN) et 26 ( Sam) Juin à 20h30
Sumako KOSEKI
"M a d – â m e"
Combinaison de « mad » et « âme », empreints de sublime et
de drôle... «Mad-âme» , une dame blanche de l'air précieuse
et déchiré, rêveuse de l’amour, cache son animal.
Une tentative de suivre la proposition du Butô: un spectacle
est une occasion de se relier avec les âmes des ancêtres,
un Catharcis de la subconscience collectives.
« (...) un visage presque insoutenable de la beauté
du désespoir » La Marseillaise,2005
Festival
BUTO 2010: Tarif : 15€, réduit : 12€, adhérent : 7€
Réservations : Espace
Culturel Bertin Poirée
ASSOCIATION CULTURELLE FRANCO-JAPONAISE DE TENRI
8-12, rue Bertin Poirée 75001 Paris
Métro : Châelet, Pont-Neuf
Tél : 01 44 76 06 06
E-mail : ecbp@tenri-paris.com |
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